a)-La conception du système d’information
Qui a, au moins cinq utilités.
1. Fournir une description précise d’une évolution passée, d’une tendance, d’une situation présente et permettre un diagnostic sérieux ;
2. Faciliter les prévisions systématisées sur les plans à long terme et les budgets à court terme;
3. Eclairer les décisions qui doivent être prises dans le cadre prévisionnel;
4. Faire apparaître les écarts entre prévisions et réalisation et permettre d’en expliquer les causes ;
5. Provoquer les mesures correctives.
Ce système d’information fournit de façon continue, les éléments quantifiés des prises de décision.
Le contrôleur de gestion intervient ainsi largement dans :
- L’organisation du système comptable,
- L’établissement des tableaux de bord
- L’étude de la mise en place de l’informatique de gestion tendant ver la « gestion intégrée »
b)-la contribution à la conception de la structure
Ce point fondamental explique le rôle du contrôleur de gestion dans le processus de décentralisation, avec ses trois types de centres de responsabilité :
-Le centre de profit qui est constitué quand on peut calculer un résultat (profit ou perte) par groupement des frais et produits de vente propre à un centre.
-Le centre de production qui fournit une production clairement mesurable mais qui ne peut pas faire l’objet d’un compte d’exploitation complet, significatif si le montant de ses cessions ne peut être apprécié par référence à des prix de marché
-D’autres activités qui ne peuvent être rangées ni dans le centres de profit, ni dans les centres de production, parce que leur production est « difficilement mesurable ou non directement accordable à la rentabilité : cas de la recherche, des méthodes, de la publicité, de la formation etc. ». les activités de ce type semblent avoir pour objet « une production de changement, une production de progrès dont l’impact sur la rentabilité est parfois très indirect »
c)-le fonctionnement du système d’information
Les interventions du contrôleur de gestion dans ce cadre concernent notamment :
1. Actions tendant à faire comprendre au personnel le fonctionnement du système, à le faire participer à ce fonctionnement.
2. Etablissement des plans à court et moyen termes (il s’agit essentiellement de la procédure budgétaire) ;
3. Contrôle des réalisations par rapport aux objectifs (forme, délais, modes de discussion) ;
4. Préparation et coordination des plans à long terme avec le souci de réaliser la cohérence et la complémentarité des projets présentés.
d)-Etude économiques
Le contrôleur de gestion se doit aussi d’effectuer des études économiques à la demande des directions et services, ou y participe. Dans tous les cas il intervient en vue d’une bonne coordination.
Ces études portent, notamment sur:
- La politique des prix de vente
- La politique d’investissement en immobilisation et fonds de roulement,
- Les comparaisons inter-entreprises
Elles doivent provoquer des avis et recommandations portant sur les politiques, la structure et les méthodes de gestion en vue d’accroître la rentabilité des capitaux investis.
Le rôle de coordination qu’assume le contrôleur de gestion doit le conduire à rechercher comment un optimum peut être atteint en rendant compatible des contraintes économiques (marché, notamment) et des contraintes techniques (utilisation rationnelle des capacités de production).
1.3-NORMALISATION INTERNATIONALE
La mondialisation des marchés et des échanges commerciaux et financiers, la multiplication des alliances transnationales entre entreprises, nécessitent une homogénéisation des indications de performance des entreprises. Les spécialistes essaient d’harmoniser leurs pratiques et d’élaborer des procédures communes. Les convergences sont toutefois difficiles à trouver et l’observation de la réalité fait apparaître une juxtaposition de référentiels.
L’International Accounting Standards Comittee a été constitué pour l’élaboration de normes internationales en comparant les normes de chaque pays et en choisissent les plus pertinentes. Elles étaient déterminées de telle manière qu’elles soient les plus cohérentes possibles avec des référentiels nationaux très différents.
Ce comité international avait alors un rôle d’harmonisateur pour pratiques financières transnationales (fusions, consolidations, achats) sans pour autant avoir un quelconque pouvoir de contrainte sur les entreprises pour leur adoption. Trente-deux normes comptables internationales ont été ainsi éditées par ce comité d’où le (International Accounting Standards).
Plus tard, des rapports de force apparaissent avec du côté américain la mise en place du « Financial Accounting Standards Board » (FASB) avec des normes moins strictes que l’IASC et le « Securities and Exchange Commission » (SEC) . Il est à souligner que la tendance d’un rapprochement des référentiels nationaux vers norme internationale semble inéluctable : sinon comment lire et comparer des bilans de sociétés de nationalité différente ? D’où la nécessité impérative d’une convergence.
Le contrôle de gestion est dépendant de tendances d’harmonisation internationale car il utilise des données comptables et financières issues des systèmes comptables imposés ; mais les démarches et les techniques du contrôle de gestion ne sont pas soumises à des normalisations européennes ou internationales ; chaque entreprise élabore ses systèmes de prévisions, de contrôle, ses tableaux de bord « sur mesure » en fonction de ses besoins.
















